Magique

Tu trouves cela un peu magique
Ça te gène je le sais bien
Quelques sous, un somme modique
Pour m’assurer que tu ne sois pas dans le besoin

Pour moi ce qui est magique
C’est d’avoir veillé à ce que je n’ai pas faim
Toi qui a toujours eu si peu, pudique
Tu n’as pas hésité à partager ton pain

Et mon âme si misanthrope
N’a de place ni pour l’Homme ni pour Dieu
Et toi qui aux autres donne
Tant et autant que tu le peux

Tu appelles cela magique
Quand je te tends à nouveau la main
Si tu savais combien de fois j’ai rendu service
En me demandant pourquoi le lendemain

Pour moi ce qui est magique
Quand pour toi ce n’est rien
C’est quand malgré tout ce qui peut se dire
Ton regard ne se détourne pas du mien

Et mon âme si monotone
Brille à la lueur de tes yeux
Et ta chaleur me redonne
L’envie d’y croire encore un peu

Appelle cela magique
Mon amitié plus fidèle qu’un chien
Mais comprends qu’elle est égoïste
Tant sans tes yeux je ne suis rien

Pour moi ce qui est magique
C’est que tu veuilles un jour me voir heureux
Sans envie ni jalousie
Ne vouloir pour moi que ce qu’il y a de mieux

Et mon âme qui s’abandonne
Plonge aussi profond qu’elle le peut
Mais ton coeur lui rayonne
Et il rayonne pour nous deux

Appelle cela magique
Ou appelle cela comme tu veux
Mais si tu as besoin de moi
Je le peux
Oui je peux
Bien sûr que je le peux

Tu appelleras ça magique
Ou bien comme tu le voudras
Mais si tu le veux
Je serai là
Oui je serai là
Evidemment je serai là

20 Juin 2015


Les chansons des autres

Quelques anges passent dans la nuit
Faire taire les démons intérieurs
Pour des instants fugaces et futiles
Quelques notes jouées de bon cœur.

À l’heure où nos mots se taisent
Où les paroles des autres suffisent
Une mélodie démêlant le malaise
Quand tout semble tout à coup inutile.

Laisser les chansons des autres faire le reste
Juste laisser les chansons des autres faire le reste

Essayer d’atténuer le manque
Finir une journée à oublier
Tirer un trait sur une belle époque
Et sur des proches si faciles à effacer

Un peu d’ivresse et de musique
Qui là ne se partagent pas
Quelques minutes simples, égoïstes
De guitare et de voix

Et laisser les chansons des autres faire le reste
Juste laisser les chansons des autres faire le reste

Quelques pas sur la piste de danse
Les yeux fermés, un rhum à la main
Ou chanter comme entrer en transe
Seul devant son miroir de salle de bain

Dans le silence de la solitude
Dans le soupir de l’intimité
Ou la ferveur de la multitude
Quand le monde même devient si limité

Laisser les chansons des autres faire le reste
Juste laisser les chansons des autres faire le reste

21 Janvier 2015


Eh toi !

Eh toi !
Qu’est-ce que tu pouvais bien croire ?
Que toi aussi tu étais une étoile
Faites pour briller avec les autres
Alors que même ton Big Bang n’en a rien à foutre
Tais-toi !
Dans les messages qu’ils envoient
Les signes n’ont pas de contradictions
Parfois on les voit même où il n’y en a pas
Ça ne vient que de notre interprétation

Tu vois,
Lui c’est l’homme d’acier
Le mec bien avec le sourire Ultra-Bright
Il vit au grand jour, il est apprécié
Tout le contraire de toi
Toi,
Le solitaire qui vit loin, isolé
N’étant vraiment toi que la nuit
Ne sortant jamais sans être masqué
Et tu t’étonnes qu’elle le préfère lui ?

Marcher la tête haute
S’asseoir la tête basse
Ça doit bien vouloir dire quelque chose
Ce regard toujours dans le vague

Et là,
Tu entends le Karma Police te rappeler
Que tu as donné tout ce que tu as pu
Que ce ne sera jamais assez
Et que ta vie errante s’est à jamais perdue
Eh regarde moi !
Tu ne peux pas me briser d’un coup de poing
Tu ne fais que me décevoir
Toi, tu n’auras jamais de meilleurs lendemains
Alors vide toi de tout espoir

Marche la tête haute
Assis toi la tête basse
Arrête de croire que viendront les belles choses
Garde ton regard dans le vague

03 Mai 2014


Comptine nocturne

Une lune dans un ciel lointain
Que l’on aime voir quand la vie s’éteint
Oubliée quand le besoin ne s’en ressent pas
Invisible aux heures où le soleil est là

Vit une étoile qui cachait sa lumière
Pensant n’être faite que pour briller seule
La lune attirée par les astres solitaires
S’en alla lui murmurer quelques paroles

L’étoile reprit confiance et osa se montrer
Une autre la vit et vint se rapprocher
Depuis elles rayonnent ensemble aux milles éclats
Inondant le ciel comme un soleil de joie

Une lune dans un ciel lointain
Que l’on aime voir quand la vie s’éteint
Oubliée quand le besoin ne s’en ressent pas
Invisible aux heures où le soleil est là

02 Mai 2014


Embrasse-moi et fais moi un sourire

La valise est prête à fermer
Le moment est venu de partir
D’habitude, je commence à peine à dormir
L’aube se lève et une voiture m’attend en bas
J’aurais préféré que tu ne te réveilles pas
Et la solitude me brûle même avant de te laisser

Alors embrasse-moi et fais moi un sourire
Fais comme si j’allais revenir
Comme si on allait se revoir un jour
Comme s’il s’agissait juste d’un aller-retour

Tu m’as demandé de venir
Vivre sous mon toit tous les deux
Et si tu m’avais aimé ne serait-ce qu’un peu…
Mais fuir n’efface jamais le passé
Et en moi tu ne vois que la facilité
Comme si se correspondre pourvait suffire

Alors embrasse-moi et fais moi un sourire
Fais comme si j’allais revenir
Comme si on allait se revoir un jour
Comme s’il s’agissait juste d’un aller-retour

Une pensée pour toi tous les soirs
Où je serai, tu seras avec moi
Toutes mes chansons, je les chanterai pour toi
Laisse moi rêver que tout est vrai
Que tes larmes seraient pour moi sur le quai
Mais c’est lui que tu aimes et moi qui part

Alors embrasse-moi et fais moi un sourire
Oublie que je ne vais pas revenir
Si je te quitte, c’est par amour
Cette fois ce sera un aller sans retour

02 Septembre 2013


Brûle sous la pluie

J’ai vu tomber les cendres
De ce coeur qui a fini par se consumer
Un coeur si desséché, exsangue
Que ses lèvres ont suffit à l’embraser

Allongé là, debout ailleurs
Je l’ai tellement toujours espérée
Compter le temps, passer les heures
Ça n’est tellement toujours pas assez

Il y a cette chose que je veux
Et rien qui me permette de l’obtenir
Face à tout ce qu’elle veux
Et rien qui me permette de lui offrir

Alors brûle sous la pluie
De mes larmes empêchées
A ce vert noyé de gouttes interdites
Qui ne savent plus coulés

Alors brûle sous la pluie
Le goût de cette vie qui s’enfuit
Que brûle ici bas, brûle jusqu’au bout
Ce désir de soie, cette envie de nous

Avoir participé au bonheur des autres
Se disant qu’un jour viendra le sien
N’en avoir plus rien à foutre
Non vraiment, vraiment plus rien

Avoir participé à son bonheur à elle
La pousser dans ses bras à lui
Et souffrir tant elle est belle
Tant souffrir qu’elle se donne ainsi

Il y a cette chose que je veux
Prendre le risque de le lui dire
Avoir tout ou perdre le si peu
Et ne plus jamais la voir revenir

Alors brûle sous la pluie
A peines arrivés et déjà partis
Ces instants qu’elle me laisse lui voler
Quand elle s’offre à moi pour l’oublier

Et brûle sous la pluie
Quand elle s’en retourne à lui
Ma haine de cet homme incandescente
Quand il ne me reste qu’une absence

Ces matins où je me réveille où je respire
Son parfum rester sur l’oreiller
Le coeur qui espère, les lèvres en sourire
Mais le lit est vide de l’autre côté

Et tout ne dure qu’un temps
Et tout d’un coup se finit
A peine quelques heures seulement
Et elle s’en retourne à lui

Alors brûle sous la pluie
Les tendres paroles, les belles poésies
Brûle d’un feu éternel, brûle jusqu’au bout
Ce besoin d’elle dont elle se contrefout

Alors brûle sous la pluie
Dévorent les flammes de la jalousie
Ma tête qui perd la raison
Où je hurle, je hurle son nom

Alors brûle sous la pluie
Ne reste que les braises de l’envie
Et je tourne, je tourne en rond
Et je hurle, je hurle son nom

22 Juillet 2012


Sur son île

Au long de son hamac vert
Il attend que vienne le temps
Par sa lucarne voit la mort d’un tyran
Il préférerait y voir la mer

Il est seul sur son île
S’y préserve des tempêtes
Laissant passer les orages, leur tenant tête
Oubliant des hommes la bêtise indocile

Ses pieds nus sur le sol
Ne ressentent pas le sable brûlant
Chaque pas l’avance froidement
Il rêve de prendre son envol

Il est seul sur son île
S’y préserve des tempêtes
Des pires chaos, des meilleures fêtes
Une terre isolée en plein centre de la ville

L’air chaud laisse de glace son coeur
Rien ne vaut la chaleur de quelques mots
Pas même le soleil pâle sur sa peau
Encore moins ce radiateur

Il est seul sur son île
S’y préserve des tempêtes
Et ses rêves tournent et s’entête
Cette fille au milieu d’une foule anonyme

Il est seul sur son île
S’y préserve des tempêtes
Patiemment, souhaitant que tout s’arrête
Et en attendant écrit quelques rimes.

22 Octobre 2011


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.